« C’EST PAS MA FAUTE »

Notre société nous persuade que nous sommes victimes de tout ce qui nous arrive, de notre état physique comme émotionnel : « c’est comme ça, j’y peux rien » « ça me tombe dessus alors que je n’avais rien demandé ». Je suis une victime, je suis donc dépendant des gens et événements extérieurs qui définissent mon bonheur et ma réussite.

En se déresponsabilisant ainsi, on affirme qu’on n’a aucun pouvoir sur rien et que prendre sa vie en main est peine perdue. On préfère rejeter la faute sur les autres, accuser « la fatalité », la vie ou l’extérieur en général. Car le contraire signifierait que cela vient de moi et que je suis plus que jamais responsable de ce qui m’arrive. En plus de faire peur, ça voudrait dire qu’on peut changer l’extérieur au prix de quelques efforts intérieurs. Je ne crois pas en la fatalité et je le constate tous les jours : pleins de gens réussissent, sont heureux, alors qu’ils n’avaient/n’ont pas en main les meilleures cartes.

Nous sommes les créateurs de notre vie, nous sommes donc responsables. Nous façonnons notre monde de par ce que nous sommes. Si nous ne sommes pas satisfaits de ce qui se passe dans notre vie (notre environnement, les gens que l’on attire, les événements, les situations…) il faut commencer par regarder ce qu’il se passe à l’intérieur. 

Les gens peuvent rester victime s’ils préfèrent croire qu’ils n’ont aucun pouvoir sur rien, qu’ils ne doivent pas avoir foi en eux-même et en leur potentiel. Mais ils vont en subir les conséquences.

J’attire ce que je suis

Dans un premier temps, on a tendance à oublier que nous créons chacun notre propre réalité,  nous décidons (in)consciemment ce qui est bon de ce qui est mauvais, ce qui est vrai de ce qui est faux. Dans l’absolu tout est neutre, c’est notre esprit qui caractérise une parole, une situation, un événement de positif ou négatif. Chaque moment de la vie est une opportunité pour grandir ou évoluer.

what-you-think-you-become-what-you-feel-you-attract-what-you-imagine-you-createLa deuxième chose, c’est qu’on attire ce que l’on est, ce que l’on vibre. C’est logique, et empiriquement ça se constate, parce qu’on est des êtres d’énergies et de vibrations en interaction constante avec le monde lui aussi composé d’énergies et de vibrations. Ainsi, si on est négatif, on attirera du négatif ; si on vibre la disharmonie, on attirera la disharmonie ; si on est rempli d’amour, on attirera de l’amour. Le monde fonctionne tel un miroir. Toutes les personnes que nous rencontrons, les situations qui se reproduisent, les événements qui nous arrivent sont directement liés à ce que l’on est. Ils sont des éléments d’une aide précieuse pour évoluer. Alors remerciez absolument tout ce qui vous arrive, c’est pour une bonne raison. Vous ne la connaissez simplement pas encore ! La prise de conscience peut être longue et fastidieuse. Posez-vous les bonnes questions.

« L’autre » n’y est pour rien

L’autre n’est que le reflet de toi-même. Inutile de lui en vouloir ou d’accuser l’extérieur, car il n’est pas responsable (et est encore moins la cause) de tes réactions ou des blessures qui existent en toi. Si une personne ou une situation te met dans un état de colère, de stress, de tristesse (ou toute autre émotion négative) c’est qu’elle a réveillé une blessure qui est déjà présente en toi. On a mis le doigt là où ça fait mal, car poser le doigt n’est pas douloureux en soi.

Tant qu’une expérience est vécue dans la non-acceptation (dans le jugement, la peur, la culpabilité, le regret ou autre…), on continuera d’attirer les circonstances et les personnes qui font revivre cette même expérience.

C’est d’ailleurs pourquoi à chaque fois que je vis une expérience désagréable, j’observe et j’accepte ce sentiment/cette émotion et je me poste la question sans jugements : Pourquoi ça fait ma: ça fait peur? Pourquoi je ressens cette émotion? Quelle est la base du problème? Qu’est ce qui est présent en moi et que je n’ai pas réglé pour que cela soit si désagréable? Qu’est ce que l’univers essaye de me faire comprendre? De me montrer?

Il en est de même lorsqu’on accuse, critique ou juge autrui. Qu’est ce que l’on voit chez l’autre que l’on accepte pas chez nous?

Les blessures de l’âme

banksy tatoo.jpgJe me suis progressivement rendue compte au fil des expériences et des années (et d’une bonne dose d’auto-analyse) que toutes mes déficiences psycho-émotionnelles (manque de confiance, peur de déranger, d’être de trop, peur du regard des autres, peur de dévoiler qui je suis etc.) provenaient de cette même blessure : le rejet. Elle a conditionnée ma vie jusqu’à maintenant (mes traits de caractères, mes actions, mes sentiments, mes émotions, mon corps, mes attitudes, mes relations avec les gens…) et j’ai décidé qu’il fallait qu’elle arrête de me définir.

Je l’ai toujours su au fond de moi, car je voyais qu’elle conditionnait certaines de mes réactions, que je la projetais sur les autres, oubliant ainsi mes besoins réels et m’éloignant de ce que j’était réellement. Elle est la cause de toutes mes souffrances car elle a toujours été ma plus grande peur. La névrose en pleine action qui a été le déclic fût un décès que j’ai vécu comme un rejet.

Les blessures (qui sont la cause de tous nos maux intérieurs) ne sont pas faciles à formaliser. La meilleure façon que j’ai trouvé d’en prendre conscience, et de m’apaiser c’est en m’observant. 

Ce qui m’a permis de de bien cerner le problème pour mieux le comprendre (et le solutionner!) c’est de lâcher-prise, d’accepter, d’assumer et d’être honnête avec moi-même. Car si je continuais à être dans la non-acceptation, je ne pouvais pas observer mes réactions sans émotions ou sans jugements de valeurs. Pour pouvoir prendre du recul sur soi, il est important d’être dans une écoute bienveillante de soi, d’accueillir ce que l’on ressent réellement dans son cœur, son mental et son corps physique.

Maintenant que j’en ai pris conscience, que j’ai pu analyser les moments où elle avait agi (à mon insu), je « n’ai plus qu’à » l’accepter pour mieux la contourner. Patience (que je n’ai pas), honnêteté, écoute et bienveillance sont de rigueur !

Pour expliquer plus globalement le concept de « blessure de l’âme », je reprendrai l’article de Lise Bourbeau (qui a d’ailleurs écrit un livre à ce sujet Les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même)

Ces blessures sont au nombre de cinq et sont, en ordre chronologique, le rejet, l’abandon, l’humiliation, la trahison et l’injustice. Nous naissons tous avec plusieurs de ces blessures, mais elles sont vécues à des degrés différents. Ces blessures ont été créées dans une vie précédente et sont toujours présentes, car elles n’ont pas été acceptées.

[…] La blessure apparaît aussitôt que la non-acceptation commence, tout comme de nombreuses plaies, blessures ou maladies peuvent apparaître tout à coup dans le corps d’un humain. Si ce dernier ne s’occupe pas de la guérison de cette blessure, elle devient de plus en plus grave et, au moindre toucher, elle fera de plus en plus mal. Nous sommes donc responsables de nous occuper personnellement de la guérison de nos blessures de l’âme afin de nous créer une meilleure qualité de vie.

Tout ce qui vous arrive de désagréable, de difficile, de stressant peut être relié à une de vos blessures de l’âme. Ça inclut tout ce qui vous arrive aux plans mental (anxiété, peurs, etc.), émotionnel (culpabilités, émotions, colères, etc.) et physique (malaises, maladies, accidents, etc.).

Dès la conception du bébé, les blessures commencent à être activées par ses parents ou ceux qui jouent le rôle de parent. Il est donc TRÈS IMPORTANT de nous souvenir que nous ne souffrons pas de nos blessures À CAUSE de nos parents, mais plutôt du fait que nous avons besoin de ce genre de parents avec leurs propres blessures pour devenir conscient des nôtres, afin de déclencher le désir de vouloir les guérir.

Aussitôt qu’une blessure est activée et que nous ne l’acceptons pas, nous réagissons automatiquement. Tout comme si quelqu’un touche à une plaie ouverte sur votre corps, vous allez réagir. Cette réaction dépend de la gravité de la plaie. Plus elle fait mal et plus la réaction est forte et rapide. Pour les blessures de l’âme, j’appelle cette réaction « porter son masque ». Pourquoi? Parce que lorsque nous nous sentons blessés et que nous ne prenons pas notre responsabilité, nous accusons l’autre de nous blesser (ou nous nous accusons de nous sentir blessé) et nous ne sommes pas nous-même. Prendre notre responsabilité, c’est simplement sentir cette blessure et reconnaître que ce n’est pas l’autre qui nous blesse, mais que la souffrance vient du fait que nous ne nous sommes pas encore occupé de la guérison de la blessure.

Prenons l’exemple de quelqu’un qui vous marche sur le gros orteil qui est infecté et enflé. Vous allez sûrement réagir et il y a de fortes chances que vous disiez des choses pas trop aimables ou même que vous poussiez la personne très fortement, risquant de la blesser. Vous trouvez sans doute que cette réaction est tout à fait normale, mais pensez-y bien : si votre orteil était guéri et que le même incident se produisait, vous n’auriez probablement aucune réaction. Ce qui vient à dire que lorsque nous sommes en réaction, nous souffrons et nous ne sommes plus nous-même : voilà la raison pour laquelle nous appelons l’attitude réactionnelle « porter notre masque ». Chaque blessure a son masque respectif, c’est-à-dire que le comportement réactionnel n’est pas le même.

Source : Lise Bourbeau – Blessures de l’âme

A chaque blessure son masque

Blessures Masques
Rejet Fuyant
Abandon Dépendant
Humiliation Masochiste
Injustice Rigide
Trahison Contrôle

Elle détaille également les différentes blessures et comment les guérir. Nous sommes tous plus ou moins affectés par ces 5 blessures. Je vous conseille d’y jeter un coup d’œil.

Ces blessures apportent un éclairage sur nos comportements et certains aspects de notre caractère. Une fois qu’on en prend conscience et qu’on arrive à décrypter leur manifestation, elles sont un moyen d’être plus bienveillant envers soi-même et les autres. On comprend ainsi bien mieux l’Humain, les névroses qui l’habitent et le pourquoi nous réagissons tous si différemment.

Il n’est cependant pas toujours facile de comprendre le pourquoi du comment, cela peut prendre du temps et même être source de frustrations. Mais les réponses arrivent toujours, dans l’acceptation, la bienveillance et le lâcher-prise. Laissez le temps au temps, laissez-vous le droit à l’erreur (même plusieurs fois) et vivez vos expériences. L’important c’est d’être sans jugement et honnête envers soi-même, à l’écoute de soi et observateur. Personne n’est parfait et la perfection n’est d’ailleurs ni drôle ni intéressante.

Sources des photos : Pinterest

2 réflexions sur “« C’EST PAS MA FAUTE »

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