NUTRITION #1 – LES BASES

Corps et esprit sont intimement liés, il n’existe pas de séparation entre les deux. Prendre soin de son corps, c’est aussi prendre soin de son âme, et inversement. La qualité de notre vie dépend grandement de notre corps. Et celui-ci est défini par ce que nous mettons dedans, mais aussi par nos pensées et nos comportements. Nous n’avons qu’un seul corps, et vu l’environnement pollué dans lequel il évolue il vaut mieux le chérir et en prendre soin!

On oublie trop qu’il est notre véhicule de vie, sans lui, il n’y a aucune possibilité d’avancer, au sens propre comme au figuré. Il est donc un sacré outil pour monter en puissance, et achever absolument TOUT ce que l’on veut de notre vie. Et le pire dans tout ça c’est qu’on a à peine conscience à quel point sans lui on ne ferait rien, on ne serait rien. A quel point il définit la qualité de nos journées, de nos moments passés avec nos proches, la capacité de réaliser nos rêves, à achever des projets, à pensée de façon claire et à faire les bons choix. Il est donc primordial de prendre soin de lui le plus possible et de l’aider à fonctionner de façon optimale (afin de vivre notre vie de façon optimale!).

Alors prenons-en soin. Aimons-le, chérissons-le, apprenons à l’écouter et à le respecter.

 

Corps et Esprit

Ce qui est triste aujourd’hui, c’est que le corps peut être une véritable source de souffrance psychologique (rejet, idéaux féminins, comparaisons…), comme il peut être une source d’absolue frustration lorsqu’il ne fonctionne pas correctement ! Imaginez avoir un corps qui ne nous permet pas d’achever des choses simples de la vie parce que souffrant ou tout simplement pas assez puissant, ne tenant pas la cadence et se fatiguant très vite…

Nous avons parfois des petits signes auxquels nous ne faisons pas attention (grosse fatigue, maux de tête, aigreur d’estomac, douleurs musculaires, scelles déréglées, problèmes de peaux…) qui sont des alertes du corps que nous faisons quelque chose de mal (cela peut être physique ou psychologique). Notre corps nous parle, et il est de notre devoir d’apprendre à connaître son langage, notamment quand on sait que le corps est une porte d’entrée sur notre inconscient.

C’est pourquoi je voulais partager avec vous quelques bases qui permettront de relier avec notre corps qui est une fabuleuse machine qui sait très bien se gérer toute seule et surtout qu’il faut attentivement écouter.

Se sentir bien dans son corps est primordial pour bien gérer sa vie et être aligné avec son moi profond. La nutrition est un premier outil qui permet de s’y reconnecter, de s’éveiller et d’être plus conscient de soi-même et de ce qui nous entoure. L’expression « être à côté de ses pompes » ou « avoir la tête dans le cul » ne sortent pas de nulle part.

bol de légumes vapeur à la sauce soja au sésame-2

La véritable fonction de la nourriture

Reprenons la base : la nourriture sert à NOURRIR notre corps pour lui donner de l’énergie. Energie qui nous fait évoluer mais surtout nous maintient en vie puisqu’elle permet au corps d’accomplir les tâches physiologiques inconscientes, mais aussi de faire tout ce que nous avons à faire dans la journée (activité physique comme cérébrale). L’énergie est la matière première de notre vie. La nourriture est notre carburant et rend possible tout ce que l’on ressent, fait, pense, dit. Mais attention, nous avons besoin d’un type de carburant bien précis (tout comme une voiture à moteur essence ne fonctionnera pas avec du diesel).

Notre corps humain tout entier est composé d’organes eux-même composés de milliards de cellules qui assurent le bon fonctionnement de notre corps. Nos cellules nous définissent, donc notre santé est directement liée à leur santé. Pour bien fonctionner, elles ont besoin d’être nourries régulièrement par des nutriments contenus dans les aliments que l’on avale. Elles convertissent en énergie ces nutriments à l’aide de l’oxygène.

 

Je suis ce que je mange

Si l’on veut avoir un corps plein d’énergie, et évoluer dans la santé il est primordial d’apporter à son corps des aliments bourrés de nutriments. Car en fonction de la qualité des aliments que l’on avale, on apporte ou non ces nutriments aux cellules pour leur bon développement (ou au contraire leur mauvais). Nous sommes donc véritablement ce que nous mangeons.

Privilégions donc des aliments riches en nutriments pour que notre corps continue d’assurer ses fonctions vitales, et que nous nous donnions toutes les chances pour nous accomplir pleinement. Car une vie avec un corps en santé est bien plus intéressante qu’une vie dans un corps malade, des douleurs chroniques, une fatigue chronique, voire la maladie…  « Que ta nourriture soit ta médecine, et ta médecine ta nourriture » – Hippocrate

 

Les nutriments

Dans nos aliments, on retrouve plusieurs sortes de nutriments : les macronutriments (glucides, protéines, lipides), les micronutriments (vitamines et minéraux) et enfin l’eau. Un total de six nutriments (glucides, protéines, lipides, vitamines, minéraux et eau) qui sont essentiels à notre survie.

Les macronutriments

Ils ont pour fonction d’apporter de l’énergie (se mesurant en calories) au corps qu’il peut utiliser comme carburant. Chaque aliment que l’on avale est composé de l’un ou de ces trois nutriments (glucides, protéines, lipides).

  • Les glucides que l’on retrouve dans les céréales complètes et légumes sont transformés en glucose pour vous donner de l’énergie.
    1g de glucide = 4 kcal
  • Les protéines que l’on retrouve dans les viandes, poissons et légumineuses sont décomposées en acides aminés pour réparer les muscles.
    1g de protéine = 4 kcal
  • Les lipides que l’on retrouve dans les bonnes matières grasses comme les oléagineux et les huiles apportent au corps les acides gras essentiels dont il a besoin pour absorber les vitamines et les minéraux.
    1g de lipide = 9 kcal

Les calories ou quantités d’énergies nous permettent de déterminer combien de temps nous allons tenir avant d’avoir besoin de nouveaux nutriments pour nous recharger.

Mais attention, toutes les calories ne se valent pas ! Il ne s’agit donc pas de comparer les calories d’un aliment à l’autre, mais plutôt la qualité de celui-ci (qui est mesurée par l’environnement dans lequel il a été cultivé, et par sa transformation). C’est ici que les micronutriments rentrent en jeu.

Les micronutriments

Les macronutriments fournissent le carburant à votre véhicule de vie, et les micronutriments en sont la qualité.

Plus un aliment est transformé, moins il comporte de vitamines et minéraux. Car le fait de transformer les aliments naturels enlève les nutriments et les fibres. Les aliments transformés ont une valeur nutritionnelle peu intéressante, et sont souvent bourrés de substances chimiques, conservateurs, colorants, arômes artificiels, avec le combo : gras – sucre – sel qui nous rendent accro et malade.

Avec ces aliments dépourvus de nutriments (appelés aussi calories vides), on remplit le ventre sans nourrir le corps/les cellules qui elles continueront d’envoyer un signal de faim à notre cerveau (d’où la dalle 2h après avoir mangé McDo, ou les 200g de pâtes blanches aux beurre qui ne rassasient pas). C’est pourquoi dans ces cas-là on a souvent tendance à manger plus que nécessaire (en plus des additifs qui rendent accros). Le corps est donc suralimenté mais dénutri. L’énergie apportée est de mauvaise qualité, et ne vous donnera donc pas la pêche et la puissance espérée ! Car le corps décide de faire ce qu’il veut des calories qu’on lui donne. Celles de mauvaises qualité seront plutôt stockées, tandis que celles de bonnes qualités seront dépensées en énergie pour se réchauffer, ou pour réparer les tissus.

L’eau

Notre corps est composé d’environ 60% d’eau (2/3 est destinés aux cellules). L’eau est donc primordiale dans notre corps et elle possède une multitude de fonctions comme l’acheminement des nutriments dans les cellules, l’élimination des déchets et toxines ou encore la régulation de la température corporelle.

Le corps a besoin de 2L d’eau par jour pour rester hydraté. Heureusement, une partie est puisée dans la nourriture!

 

Dans la pratique : on mange quoi alors?

eat-clean-stay-fit-and-have-a-burger-to-stay-sane

Il est donc très important de manger la VRAIE nourriture vivante, bonne (car la vie est trop courte pour manger des trucs qu’on aime pas, et rassurez-vous, le palais ça s’éduque) et saine pour nous. On réapprend totalement à manger et vous verrez que votre corps vous remerciera et votre vie n’en sera que meilleure. Manger sain ne veut pas dire forcément fade, ou mauvais.

La règle des 3 V

La SEULE loitrès simple en matière d’alimentation c’est la loi des 3 V : Végétal, Vivant, Varié comme l’a brillamment rappelé le Dr Tal Schaller, médecin holistique. Elle est complète et universelle.

  • Végétal. Notre corps a été conçu pour fonctionner avec des végétaux et ce qu’on mange de l’animal nous rend malade. Le livre Le Rapport Campbell que je recommande à toute la planète démontre ce rapport. Vous avez également le discours de Gary Yourovsky qui en parle brièvement.
    On privilégie donc au maximum les aliments naturels et moins transformés possibles (céréales complètes, légumineuses, légumes, fruits, noix et huiles). Et tout ça bio pour ne pas intoxiquer davantage nos corps.
  • Vivant. Un aliment cuit est un aliment transformé : les végétaux cuits perdent leurs vitamines ou enzymes. Il faut donc manger suffisamment d’aliments crus (vivants!)
  • Varié. On mange de tout et on se fait plaisir pour sa santé mentale et sociale pour ne pas se sentir frustrer ou en conflit intérieur. L’esprit sain est une clé important pour un corps en bonne santé. On parle de la règle 80/20 : 80% de nourriture saine, et quelques écart qui ne doivent pas dépasser les 20% de notre alimentation. Attention aux quantités !

 

Connaître son corps et l’écouter

La faim du coup n’est pas à diaboliser, c’est juste un signal du corps (voire même des cellules) pour nous alerter qu’il a besoin de nutriments et que son niveau de carburant d’énergie est faible. Il ne faut donc pas l’ignorer et la satisfaire dès lors qu’elle se présente. Attention tout de même à ne pas la confondre avec ses cousins :  la soif et la gourmandise.

On constate qu’aujourd’hui, il est devenu difficile de manger à sa faim réelle. Comme nous vivons dans une culture de l’excès, de la surconsommation et de l’abondance : trop de quantité, trop de tentations, sollicitations permanentes et nourriture omniprésente. Il n’est donc pas toujours facile de rester attentifs aux VÉRITABLES besoins du corps et la plupart d’entre nous sommes complètement déconnectés de notre corps et de nos sensations physiques.

A tel point que nous passons notre journée à manger des aliments en trop grande quantité, de mauvaise qualité, qui parfois même nous écœurent, nous ballonnent ou nous font grossir.  A long terme, ils ont des effets nuisibles sur notre corps et nos émotions. On ne porte parfois même plus attention aux signaux que nous envoie notre corps (ballonnements, écœurement, maux de ventre, constipation, diarrhée, migraines, esprit embrumé, allergies, problèmes de peau, dépression, maladies, inflammation, acidité… la liste est longue !)  qui sont en fait l’avertissement que vous ne faites pas bien et que si vous continuez ainsi cela risque de mal se terminer. Car la normalité c’est de se sentir bien, léger, avec un esprit vif et clair. Être actif et mentalement présent.

Les signaux de satiété sont parfois difficilement reconnaissables, et pourtant ils nous régulaient parfaitement à la naissance. Car oui, il s’agit de la qualité de ce que l’on mange, mais aussi de la quantité. C’est pourquoi il est si important de se reconnecter à son corps, d’apprendre à le connaître, d’être attentif à lui et de l’écouter.

Il eEat Right Move More Breathe Easy Conceptst important de prévoir la quantité de nourriture que nous avalons en rapport avec notre activité. Si vous restez toute la journée allongé dans votre canapé à regarder des séries, vous n’aurez pas le même besoin en énergie qu’une journée passée à courir après les rendez-vous. Il est donc important de manger en fonction des besoins de votre corps. Mais gardez en tête que ce n’est pas grave d’avoir faim! si cela est trop anxiogène pour vous, gardez un en-cas sain dans votre sac (graines, fruits) et le tour est joué ! Vous aurez toujours de l’énergie à portée de main ;).

On gère ses réserves en énergies, on adapte ce que l’on mange à ce que l’on fait. Tout comme on gère la batterie de son portable.

Manger à sa faim et quand on a faim. Ecoutez votre corps, il sait mieux que votre cerveau perturbé par les conventions sociales ce qui est bon pour vous. Quelques conseils à appliquer :

  • Manger en pleine conscience : il est important de réaliser avant, pendant et après chaque repas qu’en mangeant, nous nous faisons plaisir, mais nous nourrissons aussi notre corps pour qu’il ait de l’énergie. Nous créons notre corps et notre avenir avec ce que l’on ingurgite. L’attention est la clé, parfois on passe des repas entiers sans se rendre compte de ce que l’on mange. Alors remerciez, prenez conscience de ce qu’est véritablement l’acte de manger.
  • Prendre son temps : manger une bouchée à la fois, bien mâcher en conscience en faisant attention aux goûts, aux textures, aux couleurs des aliments… Il est important de prendre son temps, de poser les couverts entre deux bouchées et de questionner sa faim régulièrement car il faut 20 minutes pour que le cerveau réalise que l’on a nourrit son corps (suffisamment).
  • S’arrêter de manger quand on n’a plus faim, et ne pas manger quand on n’a pas faim. Les asiatiques disent d’ailleurs qu’ils mangent à 75% de leur faim réelle. Et c’est tellement plus agréable de manger quand on a faim !
    Lors d’un repas, on écoute reste attentif à son corps et interroge sa faim régulièrement (d’où l’importance de manger lentement et en pleine conscience). On ne se force pas, on ne finit pas son assiette par convention, et on ne se ressert pas par gourmandise (conservez cette nourriture pour plus tard, quand vous aurez VRAIMENT faim).

 

La nourriture source de bonheur et de vie réussie ?

Tout ce que nous faisons demande de l’énergie physique et cérébrale. Outre le fait que notre corps nous permet d’assurer absolument tout dans notre vie : des tâches simples et quotidiennes, jusqu’à celles qui nous permettent de réaliser nos rêves, il détermine aussi si on va passer de bons ou de mauvais moments. Si l’on se sent mal dans son corps, avec des douleurs, une grande fatigue et l’esprit embrumé pensez-vous que l’on passera un aussi bon moment, que l’on s’accomplira tout autant que si nous nous sentions léger, bien dans son corps, motivé, plein de vitalité et doté d’une clarté mentale?

Si on extrapole, on se rend compte que tout ce que nous mettons dans notre corps défini et affecte directement la personne que nous sommes maintenant et que nous serons à l’avenir (que ce soit sur le plan physique comme psychique). Lorsque j’avale quelque chose, mon corps le métabolise, le transforme en énergie qui est la base de tout, que l’on soit un être vivant, un téléphone portable ou une voiture. L’énergie vitale est la matière première des expériences que nous vivons, de notre capacité à nous accomplir et à réussir notre vie.

L’équation est simple : si je mange mal, je vais me sentir mal, mon esprit sera embrumé, je serai fatiguée, de mauvaise humeur et je passerai probablement à côté de pleins de choses en plus de passer un mauvais moment. Si je mange des aliments sains et bourrés d’énergie, je serai pleine d’énergie, de bonne humeur, je me sentirai bien dans mon corps qui me permettra de faire absolument tout ce que je veux. Mon esprit sera également plus clair, plus conscient, plus perspicace, je serai donc plus productive et je ferai de meilleurs choix ! Un cercle vertueux tant sur le plan physique que sur les plans mental et spirituel.

 

Nous sommes des êtres imparfaits et tous différents

J’ai donné ici de grands principes, je ne souhaite pas imposer ma vérité ou des mettre en avant tel ou tel dogme (vegan, paléo, machin, truc bidule…). On garde en tête ces grands principes de base, et on fait ce qui fonctionne pour NOUS. Car nous sommes tous différents, nous sommes des êtres UNIQUES et donc logiquement ce qui fonctionne sur quelqu’un ne fonctionne pas nécessairement sur un autre. On arrête de vouloir avoir raison et d’imposer son mode de fonctionnement, sa vérité aux autres. Et à l’inverse, on ne croit pas sur parole tout ce qu’on lit ou tout ce qu’on voit. Vivez vos expériences personnelles pour trouver votre propre vérité et faire ce qui fonctionne pour vous, qui prend en compte vos préférences, votre personnalité, votre mode de vie, votre histoire… N’oubliez pas que nous ne sommes jamais le produit fini de nous-même, nous évoluons sans cesse, il faut sans cesse ajuster en restant à l’écoute. Notre vérité à un instant A peut ne plus l’être à un instant B. Autorisez-vous aussi d’être imparfait, car ça fait partie de la nature humaine ! Et s’enfermer dans une étiquette ne rend pas heureux, on perd de vue l’objectif premier qui est d’allier santé et bonheur.

 

Update : Une vidéo du génial REGENERATOR qui résume plutôt bien ce que j’ai raconté dans mon article 😉

Sources photos : Cuisine Seitanique

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