JOURNAL INTIME #2 – QUAND L’EVOLUTION DEVIENT COMPLIQUEE

La seule chose qui est immuable dans ce monde c’est l’évolution. Elle est constante, elle n’épargne personne ni aucune chose, puisque la vie n’est que mouvement. S’il n’y a plus de mouvement, il n’y a plus de vie. Il y a des paramètres qui l’influencent comme l’expérimentation, l’apprentissage, l’évolution de l’environnement etc… Cependant, elle ne se fait pas TOUJOURS dans la joie et la bonne humeur. Elle peut être compliquée à vivre, parce que incomprise ou inacceptée (par soi ou par les autres). Personnellement, j’ai beaucoup de mal à l’intégrer pleinement et faire le deuil de l’ancienne Elodie, celle qui était toujours joyeuse, qui adorait faire (trop) la fête (et qui avait au fond d’elle même beaucoup de mal à assumer par la suite), qui ne faisait pas de vagues et n’était jamais dérangée par rien… Ce changement demande en plus certains ajustements, certains tests, des justifications auprès de soi et des autres, et cela peut être source de conflits, de jugements et de tensions.

Et oui, nous les humains on aime bien connaître, comprendre le pourquoi du comment, analyser. Et on a tendance à machinalement coller des étiquettes un peu partout (et c’est souvent en faisant ça qu’on se fige et on se réduit à ça), on classe, on catégorise, on nomme. Du coup, les changements font chier (et aussi grave flipper) le cerveau (ou plutôt l’égo?) qui ADORE savoir, ADORE avoir raison et ADORE sa zone de confort. Alors qu’on sait que le mouvement fait partie de la vie, et que les changements sont ainsi inévitables. (Oui, oui on est con). Lâchons prise et vivons, tout bêtement, dans l’acceptation de ce qui est, sans forcément chercher à comprendre.

Une adaptation sans cesse

Au bout d’un moment, tu te rends compte les habitudes que nous avions, les gens que tu fréquentes, la vie que tu mènes ne te convienne plus. Ce n’est pas toujours conscient, donc parfois la transition se fait dans la douceur, mais parfois c’est une grosse prise de conscience que tu te prends dans la gueule. C’est pas toujours explicable, voire même parfois inconscient. Ainsi, ce que l’on faisait avant qui nous donnait de l’énergie, de la joie, du bonheur et de l’enthousiasme peut aujourd’hui pomper toute notre énergie vitale car elle n’est plus adaptée aux besoins de notre âme.

Nous sommes tous différents, nous évoluons, tous, et à rythme différent, dans des directions différentes. Nos besoins évoluent, notre vision de la vie évolue, notre vibration évolue. Il arrive qu’au bout d’un moment nous ne soyons plus en adéquation avec notre entourage, notre job, notre situation familiale, notre environnement, notre vie actuelle… Et ça, ça fait mal. Parce qu’au fond c’est ta zone de confort, là où tu te sen[tai]s bien, ce que tu aimes, ce dont tu en as envie… Mais tu sais au fond de toi que ça ne te correspond pas/ou plus. Que sur le long terme, c’est très mauvais pour toi car tu n’es pas en accord avec toi même, tu ne te respectes pas. Et tu sais aussi que si tu continues dans cette voie tu risques de te prendre une grosse crise existentielle dans la gueule (ou une maladie… au choix).

Tu le sens par un malaise, une émotion qui surgit, c’est parfois très subtil car inconscient, ou parfois très clair. Généralement ça te pompe plus d’énergie que ça t’en donne. La prise de conscience est souvent compliquée, car comme notre mental aime bien sa petite zone de confort et ses étiquettes (en plus des jugements de valeurs qui y sont associées) il est difficile d’accepter que ce que l’on faisait avant ne nous rend plus heureux aujourd’hui, quand on a cru toute notre vie que ça nous faisait du bien. Un peu comme tu te rends compte au bout de ta cinquième année d’études que ce milieu n’est clairement pas pour toi et que tu t’aies voilé la face tout ce temps parce que ça t’avait l’air cool (HUM HUMMMM). Et dans un autre genre plus violent encore les gays refoulés marié à une femme et avec des enfants… VA ACCEPTER CA HEIN?

Envie vs. Besoin

On a plus conscience de nos envies que de nos besoins. On se rend d’ailleurs compte en grandissant que ce dont j’ai envie n’est pas forcément ce dont j’ai besoin, qu’il peut même être douloureux pour moi. Tu penses vouloir quelque chose parce qu’il te donne envie, mais la question que l’on devrait se poser réellement c’est me fait-il vraiment du bien? Donc quand les envies se résument à des oréos double chocolat, une garde robe ou de la déco, ça se gère. Mais quand ça touche aux besoins de ton âme (à ton poste, aux gens qui t’entourent, au type de vie que tu veux mener…) l’enjeu est plus important, se gère nettement moins bien, et la chute peut être plus douloureuse.

Je crois que le pire c’est quand ça touche ton entourage (personnel ou professionnel), car tu les aimes, tu as envie de les avoir avec toi, tu ne veux pas qu’ils se sentent rejetés puisque ça n’a rien à voir avec eux. Mais tout de même le sentiment est là : tu ne te sens plus en adéquation ou à ta place. Tu n’arrives plus à apprécier le moment autant qu’avant. Tu es spectateur et non plus acteur de ces moments.

Tu ne te sens plus reboostée comme tu pouvais l’être après les avoir vu, il arrive parfois que tu te sentes fatiguée voire vidée de ton énergie. Les choses ont tout simplement changées, évoluées. Va leur expliquer ça sans qu’ils le prennent mal !? Surtout quand ils prennent une très grande place dans ton quotidien! Parfois c’est juste parce que tu les vois trop souvent (un peu comme tes parents t’sais!!), on s’éloigne, puis on se retrouve, comme au bon vieux temps, et ce n’était qu’un mauvais passage, mais parfois le fossé est beaucoup plus ancré. 

Comment gère-t-on la crise alors?

Comment gère-t-on l’évolution de ses besoins? A vrai dire, j’en sais trop rien. Mais ce dont je suis sûre c’est qu’il faut commencer par l’accueillir pour l’accepter (même si on y comprend rien, c’est comme ça que l’univers fonctionne : d’abord tu acceptes, et ensuite, tu comprendras). Respecter l’évolution de notre être et de nos besoins. Prendre le temps d’aller mal s’il le faut, d’être perdu, de s’isoler, afin de se reconnecter profondément à soi pour réapprendre à vivre avec ce nouveau « nous ». Agir en conséquence et changer ses habitudes, ses actions, ses pensées, car « Si tu fais toujours ce que tu as l’habitude de faire, tu récolteras ce que tu as toujours récolté« . La patience est de rigueur ! Car si le cerveau a très peur du changement, le cœur lui est plein de courage et connait la voie. Le mieux est d’effectuer une transition en douceur, en prenant son temps, sans passer d’un extrême à l’autre pour éviter conflits, tensions et souffrances inutiles.

Comme tout de toute façon, la vie n’est qu’un équilibre, qu’un ajustement entre les deux extrêmes. La clé c’est surtout de rester lucide, attentif, de (se) respecter et d’être dans la bienveillance envers soi et les autres.

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